Il y a quelques jours, Olivier Ezratty – influenceur, experts des nouvelles technologies et thought-leader avéré – a publié un rapport intitulé Les usages de l’Intelligence Artificielle.
 
Cet ebook, téléchargeable gratuitement sur son blog, a pour ambition d’aller au-delà des fantasmes que soulève l’intelligence artificielle, pour s’intéresser au concret. Le but est d’aider les décideurs à y voir clair pour en tirer le meilleur parti.
 
En introduction, Ezratty le rappelle, nous en sommes toujours à l’âge de pierre de l’intelligence artificielle. Le contraste est marqué entre la réalité et les discours inspirés de la science-fiction, qui font planer l’ombre d’une machine qui rendrait l’Homme caduque dans quelques années.
 
L’ebook est découpé en plusieurs parties, qui facilite sa lecture et la compréhension des sujets techniques :
  • Grands courants de l’IA
  • Briques fondamentales de l’IA
  • IA et infrastructure informatique
  • Applications génériques de l’IA
  • Applications métiers de l’IA
  • Acteurs de l’IA
  • L’IA dans la société
  • L’IA dans l’entreprise

Droit au but, nous  nous sommes précipités vers la quatrième partie, et notamment la page 175 (oui, le rapport compte 362 pages tout de même) qui traite des Ressources Humaines.

A la question « Peut-on injecter de l’intelligence artificielle dans les Ressources Humaines ? », Ezratty répond par la positive (ça tombe bien, nous aussi), à commencer par le recrutement. Souvent longs et fastidieux, les processus de recrutement sont en effet largement améliorables. En guise d’exemples, Olivier Ezratty cite trois startups :

  • Entelo, logiciel doté d’un moteur de recherche qui scrute les profils d’individus sur Internet
  • Gild, qui promet de « recruter plus intelligemment grâce à la data »
  • Et l’incontournable Clustree, qui utilise l’IA pour rapprocher l’offre et la demande

Toujours dans les processus de recrutement, la rédaction d’offres d’emploi est aussi touchée par l’arrivée de l’intelligence artificielle. À l’image du journalisme et de la rédaction d’articles, les offres d’emploi et les réponses des candidats peuvent en partie être gérées par une intelligence artificielle. Textio, par exemple, développe une « plateforme d’écriture augmentée », comme le précise le site de la startup fondée en 2014.

De son côté, IBM Watson, figure de proue de l’IA, peut être utilisé par les entreprises pour analyser la personnalité des candidats à partir de leurs écrits : c’est ce qu’on appelle de l’analyse sémantique. En ce qui concerne le choix du meilleur candidat possible, les organisations peuvent aussi très bien utiliser les analyses vidéos, secteurs fleurissants s’il en est. HireVue, qui développe un outil « d’intelligence vidéo », a notamment été implémenté chez Unilever, Deloitte et Nike.

Enfin, Olivier Ezratty clôt le chapitre en introduisant The Chatbot Factory, agence française de design de chatbots, qui compte parmi ses clients BNP Paribas, Auchan, GRDF et Publicis. Nous vous le disions il y a quelques mois, les chatbots peuvent être vus comme des assistants personnels utilisables par chaque collaborateur. Les RH peuvent alors se concentrer sur des tâches à haute valeur ajoutée, au lieu de répondre à des questions récurrentes, dont la réponse ne nécessite pas d’empathie ni d’humanité particulière.

C’est limpide, l’intelligence artificielle commence à envahir très largement les Ressources Humaines, notamment pour analyser des données d’une immensité que l’humain ne sait pas appréhender et pour compléter les impressions humaines lors d’un recrutement par exemple. Ou quand les RH doivent aussi devenir Data Scientists.