Le bonheur en entreprise. Voilà un sujet dont tout le monde a beaucoup parlé depuis quelques temps. Plus qu’un sujet à la mode, le bien-être en entreprise est une véritable problématique prise en compte par de nombreuses organisations. Pourtant, le sujet semble désormais être de plus en plus contesté. Une utopie pour certains, une nécessité pour d’autres. Alors, comment se positionner face à ce sujet ?

Pour évoquer le bonheur en entreprise, une expression a fait son apparition et est aujourd’hui au centre des débats : la fameuse qualité de vie au travail. Une bonne QVT et tout ira pour le mieux. Pourtant, ce n’est pas si simple. Un collaborateur malheureux est un collaborateur en difficulté. Son mal-être va influer sur son travail, voire celui de l’équipe. Cette notion de bonheur devrait être naturelle en entreprise. Mais pour Gaël Chatelain, spécialiste du management bienveillant, il ne faut pas confondre bonheur et bien-être.

« Le bonheur, c’est au-delà d’une utopie. C’est une course sans fin. En revanche, le bien-être est un état. Il ne faut pas attendre que le travail apporte du bonheur. Il faut essayer de tendre vers un bien-être qui fait qu’on ne se lève pas la boule au ventre, mais plutôt en se disant que je vais voir des collègues sympas, dans une ambiance détendue. »

Les managers, au cœur des relations

Pour les managers, réussir à faire que les relations soient bonnes entre les salariés et les équipes dirigeantes, mais aussi entre les collaborateurs eux-mêmes. Et cela se met en place dès la phase de recrutement. Est-ce que le candidat partage les valeurs de l’entreprises ? Quelles sont ses motivations ? Comment interagit-il avec ses collègues ? Autant de questions qu’il faut se poser en amont pour ne pas avoir à gérer d’éventuels conflits ou malentendus par la suite. Le manager doit penser à bien analyser toutes les perceptions personnelles pour le bien du collectif. Il doit également mettre le CV de côté dans son choix et s’appuyer sur le savoir-être des candidats pour constituer son équipe. Faut-il prendre le risque d’engager le meilleur CV sur le papier si l’on se rend compte, lors de l’entretien, que ce dernier n’aime pas le travail en équipe et préfère agir de manière individuelle ? Ce type de question doit être posé pour tendre vers un bien-être collectif, pour ne pas mettre le salarié dans une zone de stress qui pourrait lui nuire, freiner ses envies de venir travailler et ses performances.

Communiquer pour mieux se comprendre

« Aussi, l’un des éléments clés de la bienveillance est la libération de la parole, réapprendre à parler. Ce qu’on fait dans nos vies privées, mais qu’on ne fait plus au travail. » Voilà le problème que Gaël Chatelain pointe du doigt. La communication. Il est indispensable de ramener l’humain au centre de la réflexion et de ne jamais occulter le savoir-être. Communiquer, discuter, savoir vraiment qui est la personne en face de vous. Le but est de pouvoir ensuite, pour le manager, d’adapter sa propre communication en fonction de chacun. Là où certains aimeront qu’on les challenge, d’autres auront besoin d’aide et de conseils pour avancer. L’objectif est que chacun se retrouve dans sa zone de confort et dans un environnement de travail qui correspond à ses attentes. Une tâche qui n’est pas forcément évidente puisque chacun est unique, avec ses envies et ses besoins.

Le bien-être pour performer

Le fait d’adapter son discours peut donner le sentiment au collaborateur d’être perçu comme un membre à part entière de l’équipe, et pas seulement un pion comme un autre. Cela le valorise et ce genre d’attention lui donnera envie de rendre cette confiance accordée, et il sera plus créatif, plus efficace. Cela reste le point de base pour une entreprise qui tend vers le bien-être de ses employés. Ne pas seulement être dans l’effet de mode. Quand on parle de QVT, des méthodes souvent proches du cliché : un baby-foot, des corbeilles de fruits. Alors oui, ces éléments peuvent être bénéfiques pour une meilleure cohésion. Mais cela peut aussi ne pas intéresser tout le monde. Il faut donc essayer de trouver le juste équilibre entre séminaires, team building et autres attentions matérielles.

Pour éviter les maux qui touchent les entreprises, mais surtout les salariés, tels que les burn-out, les cas de dépression et de mal-être, les organisations et les managers se doivent donc de prêter attention aux réelles envies de leurs employés. Pour une meilleure ambiance collective et pour un bien-être individuel.

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