Les neurosciences mettent régulièrement en lumière de nouveaux modèles de fonctionnement du cerveau. Grâce à ces découvertes, de nouvelles disciplines scientifiques émergent comme, par exemple, la neuroéducation qui a pour objectif de proposer des stratégies et des méthodes d’apprentissage basées sur les dernières découvertes et facilitant l’apprentissage. En quoi ces nouvelles méthodes vont-elles révolutionner notre manière d’apprendre en formation ?

Dans ce nouveau champ d’application, nous pratiquons déjà l’e-learning ou les serious games. D’autres, plus nouveaux, en lien avec l’intelligence artificielle, comme Hemingway Editor qui se promet de « renforcer la qualité de la prose » sont encore à l’état d’expérimentation. Des solutions d’apprentissage, basées sur les mêmes processus que le fonctionnement du cerveau, émergent et visent, aujourd’hui, à personnaliser l’apprentissage. Nous voyons se développer les casques de réalité virtuelle qui permettent de vivre une situation comme réelle. Ils construisent des ponts incroyables pour s’immerger dans l’objet d’étude, mieux comprendre certaines situations ou concepts et mémoriser jusqu’à 80% supplémentaires, selon la société Discovr Labs.

Par ailleurs, des solutions d’apprentissage adaptatif (adaptative learning, machine learning ou deep learning) sont capables de donner un feedback à l’apprenant sur son apprentissage. Un assistant pédagogique à l’enseignant, créé par l’entreprise Lalito, permet à l’enfant en difficulté d’apprendre à son rythme. La projection de ce type d’outil, vers le monde de la formation professionnelle, est à l’étude.

En parallèle avec les outils développés par les professionnels de la pédagogie, le net nous propose chaque jour des outils simples, gratuits et novateurs dans la manière d’apporter l’information au public. Mais quels sont donc ces outils ? Ils sont principalement axés sur une interactivité avec l’apprenant. Des applications comme Plickers, Socrative ou eClicker permettent de récolter en temps réel un ensemble de réponses avec une correction automatique. Les outils de sharing (création de cartes mentales type Mindomo, tableaux interactifs) deviennent des outils d’une grande richesse pour faciliter le transfert des savoirs du formateur vers l’apprenant mais également entre apprenants.

Cela change fondamentalement notre rapport à l’information. Nous devenons « minds-on » de par l’interaction, l’engagement dans la tâche ainsi que la gestion de ses capacités cognitives : la motivation de l’apprenant augmente de manière exponentielle alors que nous observons une réduction du temps d’apprentissage.

Les professionnels de la pédagogie doivent donc en permanence faire preuve de créativité et de flexibilité quant au développement de ces outils pédagogiques. Haro sur les outils non adaptés à l’apprenant, l’effet « zapping » commande à l’apprenant de jeter l’outil aux oubliettes. La veille des formateurs ne portent donc plus seulement sur leurs savoirs mais également sur les neurosciences : la pédagogie évolue parfois plus vite que le savoir.

En favorisant l’autonomie d’apprentissage, ces nouvelles technologies modifient en profondeur le métier des formateurs : leurs missions seront majoritairement orientées vers de l’accompagnement individuel, de l’aide au choix des outils d’apprentissage, le fameux « Apprendre à apprendre » qui prend là tout son sens !

Ebook
TV-video

Les avantages du video learning

Télécharger