Un quart des salariés des entreprises françaises de 20 salariés ou plus sont amenés à pratiquer une langue étrangère à l’occasion de leur activité professionnelle. Le point le plus révélateur de la dernière enquête de la DARES est le pourcentage élevé des interviewés gênés par la lecture d’un document en langue étrangère. Cela représente environ 500 000 personnes des entreprises de plus de 20 salariés, soit 22 % des personnes interrogées.

La France en retard sur l’effort de formation des langues

Les dispositions strictes en matière du respect de la langue nationale sont compatibles avec la pratique du multilinguisme, à l’image du Québec où 62,5 % des actifs francophones y utilisent couramment l’anglais dans leur travail, et ne sont que 12 % à en éprouver une gêne.
La France a d’autant plus de chemin à parcourir que l’effort d’enseignement des langues dans les entreprises demeure réduit. Toujours selon la DARES, si 62 % des personnes déclarant éprouver une gêne à comprendre une langue étrangère ont suivi une formation durant leur vie professionnelle, seuls un dixième d’entre eux l’ont effectuée dans le domaine linguistique.

Le débat sur la maîtrise des langues dans l’entreprise a pris davantage d’acuité avec la démocratisation des publics concernés. Aujourd’hui, ce sont aussi les techniciens et les agents de maîtrise qui sont touchés par cette exigence. Demain suivront les employés et les ouvriers.

De nombreuses solutions d’apprentissage

Le marché des méthodes logicielles, notamment celles pour l’anglais, progresse lentement mais sûrement. Il atteint aujourd’hui 5 % du marché total des méthodes d’apprentissage, estimé à 300 millions d’euros. Et l’on recense actuellement 2 000 écoles de langue en France, associées aux entreprises. Elles proposent toutes plusieurs modalités d’apprentissage, la plupart mixant méthodes classiques en présentiel, utilisation d’outils multimédia ou e-learning. Pour conserver l’intérêt de cette cible, le marché du logiciel devrait trouver de nouvelles ressources pour 2008. Les échanges vocaux en ligne entre apprenants vont se développer grâce aux coûts en baisse des échanges par Internet.

La visioconférence, jusqu’alors chère et peu accessible (matériel spécifique, lignes dédiées) se démocratise grâce au développement de l’équipement ADSL. Elle s’utilise désormais couplée avec des fonctions réseau proches de logiciels grand public pensées pour la pédagogie. Ces usages débouchent sur la classe communicante, qui pourrait devenir une composante majeure du « blended learning ».

Pour en savoir plus :

DARES
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